Et si, à Strasbourg, on allait se lover dans un boudoir baroque ?

boudoir

La simple évocation du mot « boudoir » et déjà l'imagination se met en marche, riche de rêveries et de fantasmes, voire d'une touche d'érotisme même. Certains restaurants ont remis au goût du jour ces petits salons ouverts à la fantaisie. A goûter sans limite.

L'origine du boudoir est assez simple à trouver, évidente déclinaison du verbe « bouder ». Si on choisit de bouder, de manifester sa mauvaise humeur ou son refus de s'intéresser à quelque chose, il vaut mieux se retirer et s'isoler. D'où le boudoir.

Et ce sont les femmes qui, à partir du siècle des Lumières, profite de cet endroit discret propice aux papotages et commérages, parfois au partage d'émotions littéraires. Ces dames sont souvent cantonnées dans leurs appartements et le lieu est idéal pour, comme l'on dit à l'époque, « faire salon » entre amies.

L'intimité invite pourtant assez vite à des activités plus ou moins réprouvées par la morale. Le marquis de Sade, dans « La Philosophie dans le boudoir » y raconte même comment entreprendre l'éducation des jeunes demoiselles. Nous voilà plus éloignés des gentilles conversations littéraires…

Le boudoir a définitivement disparu des appartements modernes. De fait, lorsqu'on utilise son nom aujourd'hui, la mémoire d'histoires d'amour revient avec encore plus de vigueur, comme une promesse, peut-être, d'aventures savoureuses…

Heureusement, quelques restaurants au décor historique en ont gardé l'usage et utilisent d'ailleurs dans leur communication ces pièces comme un atout pour attirer les couples, légitimes ou non, vers leur adresse. A Paris, Lapérouse est un incontournable. Et à Strasbourg, le 1741 maintient également la tradition. Le boudoir Cagliostro (en hommage au Comte aventurier italien qui vivait en face) est à ne pas manquer avec sa banquette arrondie et sa toile de Jouy couleur anis et rose.

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