Concours un des meilleurs ouvriers de France

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Ils sont désormais 197 cuisiniers dont deux femmes…

Etape de la finale MOF 2015

Etape de la finale MOF 2015

Depuis que les hommes ont associé leur main à leur intelligence, ils ont laissé un formidable témoignage à notre pays, fait de chefs-d'œuvre, de constructions et de réalisations diverses. Ils étaient, à l'époque, artisans, compagnons du travail, maîtres d'œuvre ou bâtisseurs (parfois anonymes). Mais il fallut attendre le XXème siècle pour que l'État reconnaisse de façon officielle l'excellence professionnelle.

Tout débute en 1913, avec le projet élaboré par Lucien Klotz qui souhaite trouver une réponse concrète à la crise des métiers manuels. Dès 1921, Pierre Rammeil, alors rapporteur du budget des Beaux-Arts dépose une proposition pour la création d'un salon du travail. Définitivement, l'histoire des Meilleurs Ouvriers de France et des expositions du travail peut se lancer.

Il faut cependant attendre 1922 et le ministre du commerce de l'époque, Lucien Dior, pour qu'un accord officiel soit donné, par le biais de cette déclaration : « J'ai décidé de créer une exposition annuelle au cours de laquelle sera proclamé dans chaque profession le “Premier Ouvrier de France“ ».

Puis, au début de 1924, des affiches de la Préfecture de Police de la Seine, portant en-tête du Comité Départemental de l'enseignement technique, invitent les ouvriers, façonniers, contremaîtres, artisans, employés, apprentis, à venir concourir à la future Exposition. Il s'agit de l'Exposition départementale de la Seine.

C'est toujours en 1924, au mois d'octobre, que la première Exposition nationale du travail se tient à l'Hôtel de Ville de Paris. Elle est inaugurée par le président de la République Gaston Doumergue. On peut y admirer 200 chefs-d'œuvre exposés, issus de la France entière, suscitant l'intérêt de toute la presse régionale enthousiaste à relayer l'information et à s'en faire l'écho par la suite. Enchaînement logique à cette manifestation, le 31 janvier 1925, dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, le titre de Meilleur Ouvrier de France est attribué solennellement à 144 lauréats.

Les lauréats et jurys de la finale MOF 2015

Les lauréats et jurys de la finale MOF 2015

Il y a, à travers ce concours, un évident devoir de transmission et de perfectionnement a touché Alain Ducasse qui œuvre au quotidien pour la conservation et l'actualisation des patrimoines. Cette présidence lui permet aujourd'hui de renforcer son implication en œuvrant activement pour la défense des valeurs fondatrices de son métier.

Crêpe salée soufflée de la finale MOF 2015

Crêpe salée soufflée de la finale MOF 2015

Salmis de pintade accompagné d'un chou farci et de botillons de salsifis de la finale MOF 2015

Salmis de pintade accompagné d'un chou farci et de botillons de salsifis de la finale MOF 2015

Tarte tatin de coings parfumée au gingembre, beurre de porto rouge réduit de la finale MOF 2015

Tarte tatin de coings parfumée au gingembre, beurre de porto rouge réduit de la finale MOF 2015

 

 

 

 

 

 

 

« L'excellence de la cuisine française n'est pas seulement académique ; les gestes techniques doivent être travaillés jusqu'à la perfection, pour ensuite pouvoir être réinventés le moment venu.

« Le Concours « Un des Meilleurs Ouvriers de France » est l'évocation de l'excellence de la cuisine française. Le niveau technique et l'état d'esprit des candidats est remarquable, témoignant de leur passion et de leur volonté de transmission » dit le président de la classe « cuisine gastronomie » ;

Au Lycée François Rabelais de Dardilly dans la périphérie de Lyon les 4 et 5 février 2015, ils étaient encore 32 à pouvoir rêver du titre. Ils étaient 220 à l'origine à présenter ce concours où huit lauréats ont finalement été couronnés : Virginie Basselot, Benoît Carcenat, Olivier Couvin, Fabrice Desvignes, Benoît Nicolas, Benjamin Patissier, Christophe Raoux et Guillaume Royer qui à travers « salmis de pintades accompagné d'un chou farci et de bottillons de salsifis » et « tarte tatin de coings parfumée au gingembre, beurre de porto rouge réduit » auquel s'ajoutaient en « épreuve libre » un « soufflé aux légumes » le premier jour et une « crêpe salée soufflée » le deuxième jour, ont été distingués.

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